Pour un entrepreneur, mal planifier, c’est vivre sur du temps emprunté!

Au cours des 17 dernières années,  j’ai eu le privilège de rencontrer un grand nombre de gens de qualité et de jaser avec eux de leur vie à la retraite. Projets de voyage par ci, projets de rénovations par là, mais lorsque je leur demandais ce qu’ils avaient mis en place pour atteindre leur retraite, tous m’ont répondu, sans exception, que tout avait été bien planifié.

Curieusement, cette semaine je suis tombé sur un article fort intéressant, intitulé « Près du tiers des Canadiens à la retraite sont retournés au travail« , paru le 13 janvier 2014 dans le journal Les Affaires. Selon certains sondages effectués par ING Direct, près du tiers des retraités sont retournés sur le marché du travail après s’être aperçu que l’écart entre leur épargne et leur rythme de vie était important.

J’ai pu constater aussi les mêmes lacunes chez des gens d’affaires, pourtant performants, avec lesquels je travaille.

Les entrepreneurs doivent faire preuve de vigilance étant donné que peu d’entre eux ont un filet de secours ou un fonds de pension et qu’ils courent le risque de se faire saisir leur régime accumulé, voire de perdre leur entreprise par manque de planification.

Au cours de la période de croissance de leur entreprise, ils auront parfois pris certaines décisions qui auront des conséquences importantes sur leur avenir. Comme plusieurs options leur seront offertes, ils doivent prévoir les conséquences des décisions qui seront ou auront été prises à cette étape et qui pourraient avoir des conséquences positives ou négatives sur la planification de leur projet de retraite. Le choix entre une rémunération en dividende ou une rémunération à salaire, par exemple, les amènera à faire des choix bien différents,  puisqu’ils pourraient ne plus avoir accès au Régime des rentes du Québec (RRQ) ou encore au REER, pour planifier adéquatement l’avenir.

Une bonne planification peut faire économiser temps et argent, alors qu’économiser aujourd’hui sans prévoir les conséquences de ses choix pourrait être une économie de bout de chandelle.

Pascal Dion, B.Sc.
Conseiller en sécurité financière
Représentant en épargne collective