Saviez-vous que vous pourriez avoir accès à une partie de votre épargne retraite immobilisée sans compromettre votre fiscalité? Le CRI est un outil puissant, mais peu flexible. Heureusement, certaines stratégies permettent d’en tirer davantage. Voici comment les comprendre et les utiliser à votre avantage.
Un compte de retraite immobilisé (CRI) est souvent créé lorsque vous quittez un emploi ou prenez votre retraite, après avoir accumulé un fonds de pension.
Ces sommes sont destinées exclusivement à la retraite et ne peuvent pas être retirées librement. C’est une différence majeure avec d’autres véhicules comme le REER.
Comprendre le rôle du CRI
Le CRI permet à vos investissements de croître à l’abri de l’impôt, tout comme un REER. Cependant, il impose une contrainte importante : l’argent est immobilisé jusqu’à ce que vous le transformiez en revenu de retraite.
Pour y accéder, il est généralement nécessaire de transférer votre CRI dans un fonds de revenu viager (FRV), souvent à partir de 55 ans, selon la réglementation en vigueur.
Le défi du CRI : le manque de flexibilité
Contrairement au REER ou au FERR, les retraits provenant d’un FRV sont encadrés :
- Un montant minimum est obligatoire
- Un montant maximum limite les retraits
Cela peut restreindre votre capacité à gérer votre revenu de retraite selon vos besoins réels.
Pourquoi envisager la désimmobilisation?
La stratégie de désimmobilisation vise à récupérer une partie de cette flexibilité.
Elle s’adresse notamment :
- Aux détenteurs de montants importants dans leur CRI
- À ceux qui souhaitent un meilleur contrôle de leurs retraits
- Aux personnes qui veulent optimiser leur fiscalité à la retraite
Cette stratégie permet qu’à partir de votre 55e anniversaire, il soit possible de désimmobiliser une portion des sommes de votre CRI, afin qu’une portion soit transférée dans le REER et par la suite dans un FERR (après votre 71ième anniversaire) pour vous offrir une plus grande flexibilité à votre retraite.
Comparaison des options
Le duo CRI / FRV est plus rigide que le duo REER / FERR.
Par exemple :
- Les retraits d’un REER sont libres
- Les retraits d’un FRV sont limités
- À 71 ans, le CRI/FRV doit continuer sous forme de FRV, alors que le REER devient un FERR
Du côté des revenus :
- Le FERR n’impose pas de plafond de retrait
- Le FRV impose un maximum annuel
Cela explique pourquoi plusieurs investisseurs cherchent à transférer une partie vers des solutions plus flexibles.
Comment fonctionne la désimmobilisation?
Cette stratégie est plus complexe et nécessite un accompagnement professionnel.
Voici les grandes étapes :
- Ouvrir un FRV
- Ouvrir un REER
- Transférer le CRI dans le FRV
- Retirer le montant maximal permis
- Transférer ce montant dans le REER
- Retransférer le reste dans un CRI si nécessaire
Ce processus peut être répété pour augmenter progressivement la portion disponible.
Cependant, dès la deuxième année, les montants transférables deviennent limités, ce qui rend la planification encore plus importante.
Attention aux règles et aux exceptions
La désimmobilisation est encadrée par plusieurs règles administratives. Certaines exceptions permettent des retraits directs dans des situations particulières, mais celles-ci varient selon la législation. C’est pourquoi il est essentiel de bien comprendre les implications avant d’agir.
Le CRI est un excellent outil pour protéger votre épargne retraite, mais il peut manquer de flexibilité.
La stratégie de désimmobilisation permet d’optimiser votre situation en combinant sécurité et accessibilité.
Une bonne planification peut faire une différence significative sur votre revenu à la retraite et votre capacité d’adaptation.
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Sources:
La désimmobilisation : est-ce une bonne stratégie pour vous?