Les nouvelles mesures tarifaires de 25 % imposées sur certains produits importés des États-Unis ne toucheront pas uniquement les consommateurs mais également les épiciers et les fournisseurs qui devront absorber une partie des coûts. On estime que cette hausse de tarifs pourrait représenter une charge supplémentaire d’environ 1 900 $ canadiens par ménage en moyenne par année.
Frank Henot, propriétaire d’une épicerie au Québec, explique dans une entrevue que les conséquences de cette hausse se feront ressentir de plusieurs manières :
L’un des effets immédiats sera l’augmentation des prix sur une large gamme de produits essentiels. Selon les prévisions, les hausses pourraient atteindre :
Au-delà de la simple inflation des prix, certains produits pourraient tout simplement disparaître des tablettes. Les épiciers, ne voulant pas risquer de pertes financières en stockant des marchandises devenues trop coûteuses, préfèreront réduire leurs commandes.
Les produits périssables seront les plus impactés, notamment les fruits et légumes importés, comme les tomates, concombres, agrumes, melons, baies et pêches. La disponibilité de ces produits pourrait être limitée, forçant les détaillants à revoir leurs approvisionnements.
Si toutes les épiceries du Québec décidaient d’importer certains produits d’Europe, comme le chou-fleur d’Espagne, la production européenne devrait d’abord s’adapter à cette nouvelle demande. Cependant, l’Europe ne pourrait pas instantanément détourner ses exportations destinées à la France ou à l’Allemagne pour répondre aux besoins québécois.
Une question essentielle se pose : les fournisseurs absorberont-ils ces hausses ou chercheront-ils à écouler leur stock à des prix plus élevés? Il est probable que ces entreprises tentent dans un premier temps d’ajuster leurs prix en fonction de la demande, mais à terme, elles devront répercuter les coûts supplémentaires sur les consommateurs.
Si certains produits risquent de manquer sur le marché, la viande et les produits secs ne devraient pas être affectés de manière significative car le Québec possède une production locale suffisante dans ces secteurs.
Cependant, le marché de l’alimentation étant extrêmement volatile, l’offre et la demande évoluent rapidement, parfois toutes les 4 à 5 heures. Cela signifie que les détaillants devront continuellement ajuster leur stratégie en fonction des fluctuations des prix et de la disponibilité des marchandises.
Théoriquement, oui, mais en pratique, la transition sera longue et complexe. Bien que les consommateurs aient le pouvoir de privilégier des alternatives locales ou européennes, aucun épicier ne pourra du jour au lendemain se passer complètement des fournisseurs américains.
Toutefois, des efforts sont déjà faits pour trouver des solutions alternatives. Par exemple, certaines épiceries ont déjà commencé à remplacer les fraises américaines par des fraises du Mexique.
La situation soulève donc une question plus large : le Canada doit-il réduire sa dépendance aux importations américaines ou attendre un nouvel accord commercial? Dans tous les cas, les consommateurs devront ajuster leurs habitudes d’achat pour faire face à cette nouvelle réalité.
En choisissant des produits locaux et de saison, en comparant les prix et en limitant le gaspillage alimentaire, il est possible de réduire l’impact des hausses de prix. Ces changements, bien que nécessaires maintenant, pourraient aussi encourager une consommation plus responsable et mieux adaptée aux défis futurs.
Les nouvelles mesures tarifaires de 25 % imposées sur certains produits importés des États-Unis ne toucheront pas uniquement les consommateurs mais également les épiciers et les fournisseurs qui devront absorber une partie des coûts. On estime que cette hausse de tarifs pourrait représenter une charge supplémentaire d’environ 1 900 $ canadiens par ménage en moyenne par année.
Frank Henot, propriétaire d’une épicerie au Québec, explique dans une entrevue que les conséquences de cette hausse se feront ressentir de plusieurs manières :
L’un des effets immédiats sera l’augmentation des prix sur une large gamme de produits essentiels. Selon les prévisions, les hausses pourraient atteindre :
Au-delà de la simple inflation des prix, certains produits pourraient tout simplement disparaître des tablettes. Les épiciers, ne voulant pas risquer de pertes financières en stockant des marchandises devenues trop coûteuses, préfèreront réduire leurs commandes.
Les produits périssables seront les plus impactés, notamment les fruits et légumes importés, comme les tomates, concombres, agrumes, melons, baies et pêches. La disponibilité de ces produits pourrait être limitée, forçant les détaillants à revoir leurs approvisionnements.
Si toutes les épiceries du Québec décidaient d’importer certains produits d’Europe, comme le chou-fleur d’Espagne, la production européenne devrait d’abord s’adapter à cette nouvelle demande. Cependant, l’Europe ne pourrait pas instantanément détourner ses exportations destinées à la France ou à l’Allemagne pour répondre aux besoins québécois.
Une question essentielle se pose : les fournisseurs absorberont-ils ces hausses ou chercheront-ils à écouler leur stock à des prix plus élevés? Il est probable que ces entreprises tentent dans un premier temps d’ajuster leurs prix en fonction de la demande, mais à terme, elles devront répercuter les coûts supplémentaires sur les consommateurs.
Si certains produits risquent de manquer sur le marché, la viande et les produits secs ne devraient pas être affectés de manière significative car le Québec possède une production locale suffisante dans ces secteurs.
Cependant, le marché de l’alimentation étant extrêmement volatile, l’offre et la demande évoluent rapidement, parfois toutes les 4 à 5 heures. Cela signifie que les détaillants devront continuellement ajuster leur stratégie en fonction des fluctuations des prix et de la disponibilité des marchandises.
Théoriquement, oui, mais en pratique, la transition sera longue et complexe. Bien que les consommateurs aient le pouvoir de privilégier des alternatives locales ou européennes, aucun épicier ne pourra du jour au lendemain se passer complètement des fournisseurs américains.
Toutefois, des efforts sont déjà faits pour trouver des solutions alternatives. Par exemple, certaines épiceries ont déjà commencé à remplacer les fraises américaines par des fraises du Mexique.
La situation soulève donc une question plus large : le Canada doit-il réduire sa dépendance aux importations américaines ou attendre un nouvel accord commercial? Dans tous les cas, les consommateurs devront ajuster leurs habitudes d’achat pour faire face à cette nouvelle réalité.
En choisissant des produits locaux et de saison, en comparant les prix et en limitant le gaspillage alimentaire, il est possible de réduire l’impact des hausses de prix. Ces changements, bien que nécessaires maintenant, pourraient aussi encourager une consommation plus responsable et mieux adaptée aux défis futurs.
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