Choisir le bon moment pour prendre sa retraite entraînera des conséquences sur votre planification financière
- À 55 ans : Si vous choisissez de prendre votre retraite à cet âge, vous n’aurez accès à aucun programmes publics de rentes. Vous devrez donc vous fier presque uniquement sur votre épargne personnelle. Vous devrez attendre vos 60 ans avant d’avoir droit à la RRQ et celle-ci sera réduite considérablement. À compter de 65 ans, vous pourrez commencer à toucher la pension de la sécurité de la vieillesse.
- À 60 ans : Vous êtes maintenant admissible à la rente du Régime de rentes du Québec. Si vous êtes en mesure d’attendre à 65 ans, cela vous permettra de toucher un montant plus important, autrement elle sera réduite.
- À 65 ans : À compter de cet âge, vous atteignez le moment où toutes les principales sources de revenu de retraite deviennent accessibles. Cela signifie que vous pouvez commencer à recevoir la pension de la Sécurité de la vieillesse, qui est offerte à la plupart des Canadiens, ainsi que le Supplément de revenu garanti, si votre revenu est suffisamment bas pour y être admissible. Ces prestations viennent s’ajouter aux autres revenus que vous pourriez déjà recevoir, comme ceux du Régime de rentes du Québec ou d’un fonds enregistré.
Ce que les régimes ouverts nous offrent :
Les régimes gouvernementaux offerts ne fournissent généralement pas tout l’argent nécessaire pour couvrir le revenu d’une personne à la retraite. Il est donc très important de cotiser dans des régimes d’investissement à l’abri de l’impôt comme le reer et ou le céli afin de combler la différence.
Prenons un exemple :
Julien, 35 ans, n’a pas encore commencé à épargner pour sa retraite. Il prévoit que son revenu brut moyen durant les dernières années de sa carrière sera de 50 000 $ par an. À 65 ans, les régimes publics comme le RRQ et la Sécurité de la vieillesse (SV) couvriront environ 40 % de ce montant, soit 20 000 $.
Pour atteindre un taux de remplacement de 70 %, Julien aura besoin d’un revenu supplémentaire de 14 800 $ par année. Ce complément pourrait provenir d’un REER, d’un régime de retraite d’employeur ou d’un emploi à temps partiel. Bien qu’il puisse aussi envisager d’épargner personnellement, cette option n’est pas considérée ici puisque les montants sont calculés avant impôt.
Si Julien prend sa retraite à 60 ans :
- Les régimes publics ne remplaceront que 19% de son revenu de travail
- Il ne recevra que 64% de sa rente du Régime de rentes du Québec, pour le restant de sa vie
- Il ne sera pas encore admissible à la pension de la SV ni au supplément de revenu garanti (SRG)
La remise en question pour prendre sa retraite :
Il y a 3 grands critères généraux qui peuvent exercer une influence sur le moment de la retraite.
- La santé
Une mauvaise condition de santé peut jouer en votre défaveur. Elle peut vous obliger à prendre une retraite plus tôt que prévue et remettre en question votre planification financière. C’est pourquoi nos conseillers sont toujours disponibles pour prendre le temps avec vous de discuter de toutes inquiétudes que vous pourriez avoir sur votre plan de retraite.
- Les contraintes familiales
Si vous avez eu vos enfants dans la fin trentaine, il est très fort probable que vos enfants seront encore à la maison quand vous aurez 55 ans. Il est aussi possible que l’état de santé de vos parents vous oblige à prendre votre retraite plus tôt afin de vous occuper d’eux. Il est donc très important de tenir compte de la situation familiale lors de votre planification de retraite.
- La situation professionnelle
Il est souvent difficile de prévoir à court terme ce qui va arriver à votre parcours professionnel. Imaginez alors sur une longue période de 20 à 30 ans. Tout changement drastique peut remettre en question la date à laquelle vous prendrez votre retraite. Cette étape importante de votre vie pourrait donc être retardée si elle est mal planifiée ou au contraire, être devancée si un plan adéquat a été mis en place.