Investir pour les études postsecondaires de vos enfants est souvent plus accessible qu’on ne le croit. Entre le travail, l’école et les activités du quotidien, le temps file rapidement, et les études arrivent parfois plus vite que prévu. Le Régime enregistré d’épargne-études (REEE) demeure l’un des outils les plus efficaces au Québec pour se préparer financièrement… surtout parce que vous n’épargnez pas seul.
Les deux types de REEE : individuel ou familial
Il existe deux types de REEE, chacun répondant à des besoins différents :
- Le REEE individuel est destiné à un seul bénéficiaire. Aucun lien de parenté n’est requis entre le souscripteur et l’enfant.
- Le REEE familial permet de regrouper plusieurs enfants ayant un lien de parenté (frères, sœurs) sous un même régime, offrant ainsi plus de flexibilité dans l’utilisation des fonds.
Le choix entre les deux dépend de votre situation familiale et de vos objectifs d’épargne à long terme.
Combien cotiser et pourquoi commencer tôt
Les études postsecondaires peuvent engendrer des coûts importants (droits de scolarité, logement, matériel scolaire, transport, etc.). Il est donc recommandé de réévaluer régulièrement le montant à cotiser, en tenant compte du parcours d’études envisagé.
Le plafond de cotisation à vie est de 50 000 $ par bénéficiaire. Plutôt que de cotiser une somme importante en une seule fois, il est généralement préférable d’étaler les cotisations dans le temps afin de maximiser les subventions gouvernementales.
Les principales subventions liées au REEE
L’un des grands avantages du REEE réside dans les subventions qui viennent bonifier vos cotisations.
1. La Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE)
- Bonification : 20 % des cotisations
- Maximum annuel : jusqu’à 500 $ (selon les droits disponibles)
- Maximum à vie : 7 200 $ par enfant
- SCEE supplémentaire : un ajout de 10 % à 20 % peut s’appliquer pour les familles à revenu modeste
- Délai de versement : généralement 4 à 6 semaines après la cotisation
2. L’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE)
- Bonification : 10 % des cotisations admissibles
- Maximum annuel : jusqu’à 250 $ (avec un supplément possible de 50 $ pour les familles à revenu plus faible)
- Maximum à vie : 3 600 $ par bénéficiaire
- Délai de versement : une fois par année, habituellement en mai ou juin, pour les cotisations effectuées l’année précédente
3. Le Bon d’études canadien (BEC)
- Destiné aux familles à revenu modeste
- 500 $ à l’ouverture du REEE, sans cotisation requise
- 100 $ par année jusqu’aux 15 ans de l’enfant
- Maximum à vie : 2 000 $
En résumé : vos cotisations peuvent être bonifiées jusqu’à 30 % grâce aux subventions fédérales et provinciales, avant même les rendements de placement.
Quand et comment utiliser l’argent du REEE
Lorsque l’enfant entreprend des études postsecondaires admissibles, les sommes accumulées peuvent être retirées sous forme de paiements d’aide aux études (PAE) afin de financer son parcours.
- Les cotisations : non imposables au retrait
- Les subventions et revenus de placement : imposables entre les mains de l’étudiant
Comme les étudiants ont généralement un revenu modeste, l’impôt à payer est souvent très faible, voire inexistant.
Une stratégie gagnante à long terme
Pour profiter pleinement du REEE, commencer à cotiser tôt est l’une des meilleures stratégies. À titre indicatif, une contribution annuelle d’environ 2 500 $ pendant au moins 14 ans permet généralement d’atteindre le maximum des subventions gouvernementales disponibles.
Le REEE demeure ainsi un outil puissant pour soutenir les études de vos enfants tout en maximisant l’aide gouvernementale.
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